Les Garçons de la cité-jardin

Une premier roman intemporel sur l’absurdité de la violence, l’amitié, la jeunesse.

Dan Nisand

En librairie le 18 août 2021

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Melvil a grandi dans l’un des cent trente-huit pavillons de la cité-jardin Hildenbrandt, en périphérie de Mulhouse. À vingt-cinq ans, sa vie se résume à un modeste emploi en mairie, quelques soirées au bar ou au lac. Et à prendre soin du paternel acariâtre depuis que ses frères sont partis. Virgile, l’aîné, s’est engagé dans la Légion. Jonas, le cadet, a disparu depuis des mois. Au grand soulagement du voisinage. Car leur nom seul suffit à terroriser le quartier. Les Ischard : irresponsables, asociaux, récidivistes. Des teignes. Mais un jour de printemps, le téléphone sonne et, dans les rues aux noms de fleurs, la rumeur enfle. Un retour est annoncé. Pour le jeune Melvil, si admiratif de ses frères et pourtant si différent, l’heure est venue de choisir l’homme qu’il va devenir.

Les libraires et la critique en parlent

Impossible d’oublier, en refermant ce livre, tous les mauvais garçons de ces cités-jardins qui bataillent pour devenir des hommes. Ce roman d’une tension folle, électrique, oscillant sans cesse entre l’intime et l’universel, est un concentré d’émotions qui nous met K.O à chaque page.

Un roman dont la voix singulière entraîne d’une belle force narrative des personnages marquants qui font de ces garçons de la cité-jardin le bel imprévu de la rentrée littéraire, celui que l’on n’attendait pas et que l’on espérait tant.

La vie de jeunes adultes dans la cité jardin Stockfeld à Strasbourg. Une cité qui les happe, les encercle et les marque à vie. Une vie quasi impossible hors de ses limites. Des personnages hauts en couleurs, des « trognes » et des caractères difficiles. Un univers clos à découvrir !

Cité-jardin : urbanisme anglais qui a passé la Manche au XXème siècle. C’est dans l’une d’elles que Dan Nisand place l’action de son premier roman. Pratiquant un pouvoir d’attraction sur ses habitants, cette cité-jardin abrite (enferme) Melvil notre héros, jeune homme sensible et modeste qui voit sa vie basculer au retour de ses grands frères. Avec eux, c’est le passé qui rejaillit, une violence qui réapparait… Les amis sont présents mais difficile de sortir de soi lorsque la cité-jardin magnétise cette fratrie et sa brutalité.
A l’image de son héros, l’auteur, qui a habité ces cités-jardins, livre un texte attachant, aux scènes fortes et sensibles.

Les Garçons de la cité-jardin, c’est cette Cité d’Hildenbrandt, décorum en trompe-l’œil de l’infortune et théâtre d’une tragédie moderne de la violence, mêlée au destin d’une famille : les Ischard. Un père terré dans l’ombre, une mère disparue et trois frères qui ont fait de la brutalité une marque de fabrique et de la violence une résonance de leur nom. Au centre de tout se tient Melvil, le plus jeune des frères, déchiré entre ses racines et l’espoir d’un ailleurs. Un roman social grave et puissant, qui interroge le déterminisme social et qui raconte la souffrance et la brutalité de se soustraire à son destin.

Dans la cité-jardin, sont enfermés les personnages et les destinées. Un roman « gris » dans lequel on suit le benjamin des frères Ischard alors que sa famille semble devoir l’entraîner irrémédiablement dans une spirale de brutalité et de misère. Une histoire forte et intemporelle, le premier roman d’un auteur dont on découvre le considérable talent d’écriture

Entre vieille utopie fanée et mauvais garçons, parcourez les rues aux noms de fleurs de la cité-jardin d’Hildenbrandt, vous devriez croiser quelques rêves et beaucoup d’humanité.

Une plongée haletante dans les rues sombres des cités-jardin.

Avec une écriture dynamique, emprunte de poésie et de révolte, Dan Nisand livre un premier roman pertinent et percutant.

Il y a une véritable ambition littéraire chez Dan Nisand, qui se traduit dans le style soutenu et le rythme singulier de son écriture. Mise au service d’une fratrie, d’une cité et d’une ambiance, cette virtuosité éblouit et convainc : un réel talent pour déconstruire la psychologie de ses personnages, un vrai souffle, et un tour de force pour créer une ambiance lourde et tenace, tranchée çà et là par des fulgurances solaires. On suit Melvil dans toutes les rues de la cité-jardin et on grandit avec lui, en ami. Le vrai pouvoir de la Littérature !

Une écriture saisissante et d’une grande force pour évoquer la violence des déterminismes sociaux et familiaux.

Un roman fort de cette rentrée. Marquant et poétique.

Un trio de frère se retrouve après des années de séparation. Entre admiration et rivalité, ils se cognent aux limites de leur cité, utopie architecturale construites dans les années 20. Un roman social poignant où l’architecture donne une belle perspective au récit.

Benjamin d’une fratrie qui n’a rien à envier à celle de la « merditude des choses », le jeune Melvil peine à s’émanciper de la brutalité virile qui l’entoure. La galerie de personnage créée par Dan Nisand dans ce premier roman est férocement attachante, la langue parvient à rendre la mélancolie de ce rêve déchu, de ces aubes sans promesse, et l’espoir, universel d’être justement aimé.

Il y a les Ischard (version littéraire de « ces gens-là  » de Brel).
Melvil, le plus jeune de la fratrie, est à son corps défendant, le mémorialiste de la tribu. Solitaire, il ne fréquente que d’autres réprouvés (le philosophe alcoolique et l’idiot magnifique). Jusqu’au jour où ses deux frères reviennent dans la cité-jardin. La tension monte d’un cran…

Un premier roman puissant qui raconte avec brio une fraternité toxique et violente, dans un espace en vase-clos où règne la loi du plus fort.

Un premier roman puissant et tout bonnement passionnant.

Un superbe roman d’une plume les plus prometteuses ! Avec une sensibilité écorchée et un réalisme poignant, Dan Nisand nous raconte l’histoire d’un quartier, celle de la cité-jardin, dictée par ses propres règles, par son passé et les actions de ses habitants. C’est aussi l’histoire des Ischard, famille réputée d’asociaux qui effraye tout le quartier. De cette famille, nichée dans la violence et les non-dits, se distingue le profil du cadet, si différent de ses frères… Bouleversant !

Dans ce premier roman mélancolique, Dan Nisand pose la question de l’émancipation et des choix à faire pour soi et son devenir. Bouleversant.

© Chloé Vollmer-Lo

L'intention de l'auteur

Le roman est né d’une double inspiration. J’avais d’une part l’idée de ce personnage, Melvil, un jeune homme qui admire ses frères mais se sent indigne d’eux. De l’autre, l’image d’une cité-jardin de Strasbourg, la cité Ungemach, que j’ai beaucoup fréquentée dans mon enfance. Elle m’intriguait et m’effrayait un peu aussi. Dans les cultures urbaines, le rap, les livres, les films, il n’apparaissait jamais aucun lieu qui lui ressemble. Quand j’ai commencé à me documenter sur son histoire, je me suis rendu compte de l’intention explicite de son fondateur de « changer les hommes » à travers l’utopie de sa cité-jardin. Mais moi qui avais grandi parmi les gamins d’Ungemach, je savais quel genre de graine poussait dans un tel quartier… À partir de sa véritable histoire, j’ai créé ma cité-jardin, un lieu étonnant, verdoyant et dangereux pour y faire évoluer Melvil Ischard, ses frères, ses amis, ses voisins.

Informations

Premier roman
384 pages – 22 €
ISBN : 978-2-491521-03-5
NUART : 6634742

Prix

Lauréat du Prix Eugène-Dabit du roman populiste 2022
Sélection Prix du Roman FNAC 2021
Sélection Prix L’impromptu du Premier Roman
Sélection Prix du premier roman de la Ville de Limoges